mercredi 28 mars 2012

Pour le libre arbitre, indéterminisme ou privacité ?

La notion de libre arbitre semble être absurde par elle même, en dehors de toute considération sur la nature déterministe ou non du monde : une volonté quelle quelle soit doit bien être fondée sur quelque chose, elle doit avoir ses raisons qui la détermine, mais alors on ne peut plus vraiment parler de liberté, car la liberté suppose qu'un choix soit possible, et donc qu'il n'est pas déterminé.

Non seulement absurde, le libre arbitre, puisqu'il s'oppose au déterminisme, ne peut exister. Etant avéré un déterminisme au moins approximatif du monde physique à notre échelle, il ne peut être en effet qu'une illusion. En fait il faut voir que le réductionnisme joue un rôle essentiel dans cette argumentation, car si nous sommes effectivement réductible à des éléments microscopiques, que ceux-ci soient ou non déterminés n'y change rien : une association de lancés de dés ne fera jamais une volonté, et c'en est fait de notre libre arbitre, quand bien même le monde microscopique serait indéterminé.

Mais avec le réductionnisme, c'en est fait de la conscience également, non ? Comment puis-je exister de manière distincte si vraiment je peux être réduit à autre chose ? Comment ne pas être éliminativiste dans ces conditions ?

De plus céder à ces arguments, accepter que la liberté n'existe pas, c'est nier la possibilité même de la connaissance, puisqu'alors si je ne suis pas réellement libre de découvrir ce dont est fait le monde, si tout n'est qu'un spectacle, il n'y a aucune raison de croire que ma croyance en la détermination du monde n'en fasse pas partie. Pragmatiquement, une croyance authentique ne peut être fondée que sur la liberté. Dès lors nous nous trouvons fasse à une contradiction : la liberté, la conscience, se découvre elle même inexistante.

Comment se sortir de l'impasse ?

jeudi 22 mars 2012

Les cases de la pensée et la liberté du sujet

L'essentialisation transforme l'être en objet. Il consiste en confondre le produit d'un interaction avec une chose existante. En effet l'essence est un prérequis de la connaissance, elle est son mode de fonctionnement. Mais la connaissance ne porte pas sur ce qui existe, elle porte sur nos interactions avec la réalité. Pour preuve non seulement l'analyse de Cassirer du concept évoquée dans les billets précédents, mais aussi celle, chez Wittgenstein, de la signification comme usage. Le mot ne désigne pas quelque chose qui existe, il est un mode de vie, il n'a de signification qu'en situation, et parler, c'est déjà agir.

dimanche 4 mars 2012

Subjectivité et objectivité chez Cassirer

Dans substance et fonction, Cassirer écrit : "Si l'on interroge l'expérience immédiate, prise à l'état natif et non encore patronné par la réflexion, il apparaît clairement que l'opposition entre "subjectif" et "objectif" lui est totalement étrangère. Il n'y a pour elle qu'un seul niveau d'existence qui inclut uniformément et sans distinction tous les contenus."